Taizé - août 2010


Taizé (rap de Vincent, 18 ans)

Avant de venir à Taizé
Je me demandais si j’trouverai
Un jour un coin de paix
J’ai le sentiment que Taizé
Est un vrai paradis sur terre
La fraternité n’a jamais
Eté aussi forte qu’à Taizé
Car il n’y a aucun jugement
Sur la personnalité
Le seul jugement qui règne est celui
De Dieu
Ce petit coin de paradi
Nous remet en question
Car lorsqu’on prie on s’retrouve
Souvent face à soi même

Le mélange de culture ici
Est bénéfique à chacun
Si un homme avait besoin d’prendre
Du recul sur sa vie
J’lui dirais d’aller à Taizé

J’ pense que c’lieu est un leçon d’vie
Et d’beaucoup d’espoir aussi.
Quand j’vois ces gens d’toutes les couleurs
Si différents mais tous les mêmes,
Je crois qu’un lieu comme Taizé pourrait
Ramener la paix dans l’monde.

VKS
Vincent

Présentation de la communauté de Taizé par Mélanie (lue dans le car)

Frère Roger est né le 12 mai 1915 à Provence, petit village Suisse. Durant son enfance et son adolescence, il aimait beaucoup la musique. Plus tard, il dira : « la musique est un soutien incomparable pour la prière commune ». Dans sa jeunesse, il a été atteint d’une tuberculose pulmonaire, alors il a pris le temps de méditer et de découvrir l’appel de Dieu. Roger connaît alors le doute. Il cherche alors un moyen pour sortir de ses doutes. Il se dit : « appuie-toi sur la foi de ceux en qui tu as confiance, tu sais qu’ils ont une grande honnêteté » En août 1940, à l’âge de 25 ans, frère Roger décide de quitter la Suisse et d’aller habiter en France. Il a le désir de créer une vie de communauté et de l’insérer dans une situation de grande détresse humaine. Le 20 août, frère Roger découvre le village de Taizé dans le sud de la Bourgogne, à quelques kms de l’ancienne abbaye de Cluny. Il achète une maison et commence par accueillir des réfugiés. La vie intérieure de frère Roger était marquée par le silence et la prière. Dans la vie de frère Roger, il y a eu des rencontres marquantes : les papes Jean XXIII et Jean-Paul II, le patriarche Athémagoras, Johannaes Hempel et Mère Térèsa. En 1942, il fait la connaissance des trois premiers frères qui sont en Suisse et qui reviendront en 1944. L’année suivante, frère Roger décide d’accueillir des enfants ; il demande à sa sœur de s’en occuper. Plus tard, sa sœur accueille, Marie, âgée de 5 mois confiée par mère Térésa à Calcutta afin de la soigner. En 1949, les sept premiers frères de la communauté s’engagent pour l’existence dans la vie commune. En 1950, des personnes démunies sont accueillies à Taizé. De 1993 à 1997, la communauté accueille des enfants de Bosnie. L’accueil de nombreux jeunes commence dans les années 58/60. Frère Roger a cette expression : » A Taizé, nous voudrions que les jeunes trouvent une paix du cœur. »

Le 16 août 2005, frère Roger est tué pendant la prière du soir. Lors des obsèques, frère Aloïs, devenu prieur prie et dit : « Dieu de bonté, nous confions à ton pardon celle qui, dans un acte maladif a mis fin à la vie de notre frère Roger ».

Texte de Mélanie Lu au groupe dans le car.

Entreprendre un voyage au plus profond de son cœur

Taizé est pour moi un lieu extraordinaire. Un lieu unique où l’on rencontre des jeunes chrétiens du monde entier, où chaque rencontre est basée sur la confiance puisque nul n’y est jugé. On est vraiment enfin accepté pour ce que l’on est. C’est un lieu de partage et de simplicité. Venir à Taizé, c’est se ressourcer et prendre le temps de vivre et d’exister enfin. Jean Paul II disait de Taizé que c’était comme aller à la source : « le voyageur s’arrête, se désaltère pour mieux reprendre sa route. » C’est exactement mon état d’esprit quand j’y viens. J’ai besoin de me poser et de vivre une semaine pour moi dans le calme, la joie et la confiance. La prière tient une place importante dans ma vie et encore plus à Taizé où nos journées sont rythmées par les trois prières communautaires. Et s’il y a un lieu que je préfère, c’est la crypte car on peut y trouver à tout moment de la journée, un silence apaisant pour prier, écrire ou simplement se poser quelques instants pour respirer. Je m’y sens vraiment bien, en paix avec moi-même. Mais venir à Taizé, c’est aussi accepter d’entreprendre un voyage au plus profond de son de cœur et de se heurter à des questions sans réponse. Mais, même dans nos ténèbres, le Seigneur nous prend la main, il nous ramène à lui dans la confiance et nous donne la force et le courage d’affronter notre « météo intérieure ». L’aide et le secours viennent de Dieu car « qui a Dieu ne manque de rien ». Il suffit de se fier en lui, alors sa paix sera dans nos cœurs et notre âme pourra se reposer. A nous maintenant de lui ouvrir les portes de nos cœurs afin de trouver la source de vie et de joie pour nous y abandonner pleinement et sereinement, car, qui « regarde vers Dieu resplendira et n’aura plus d’amertume sur le visage ».

Marie


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