Diocèse de Luçon

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Catholiques en Vendée n°66

vendredi 16 novembre 2012, par admin



Homme et femme, Il les créa (Gn 1, 27)

Nul ne peut raisonnablement nier cette différence
fondamentale malgré les brouillages
culturels et médiatiques que l’on voudrait
nous imposer. La famille, cellule de base de la société,
repose sur la complémentarité
de
l’homme
et
de
la femme.

Le mariage est l’union stable d’un homme et
d’une femme, un engagement pris vis-à -vis de la société
en
vue
de
fonder
une
famille
et
de
pourvoir
en
commun
à
l’éducation
des
enfants.
Cet
engagement
confère
bien
entendu
des
droits
et
des
devoirs
et
il
ne
peut
être
rompu
du
jour
au
lendemain
comme
un
simple contrat.

Cette conviction, fruit d’une réflexion raisonnable
accessible à tous, s’enrichit de l’enseignement
du Christ, qui élève le mariage au rang de sacrement,
en
faisant
de
lui
l’image
du
lien
indéfectible
que
constitue l’union du Christ
et de l’Eglise.

Le « mariage pour tous » est un slogan qui masque
et prépare des lois éventuelles qui dénatureraient et
déstabiliseraient l’engagement fondateur de toute
société. En ce sens, il est une « supercherie », selon
le mot du cardinal André Vingt-Trois, ou encore
une imposture puisqu’il est le prétendu «  mariage
de quelques-uns imposé à tous ». [1]

Le terme et la réalité du mariage ne peuvent en
aucun cas qualifier et s’appliquer à toute relation
vécue. Il n’est pas la simple reconnaissance d’un
amour, mais une institution qui articule l’alliance
de l’homme et de la femme avec la succession des
générations. La reconnaissance d’unions uniquement
fondées
sur
l’amour
ouvrirait
la
porte
à
tous
les
excès
et
à
de
nouvelles
revendications
matrimoniales
constituant une véritable régression.

Donner une réalité juridique à des faits d’homoparentalité
risque
de
brouiller
profondément
la
succession
des
générations
et
le
statut
de
l’enfant.
Au
mépris
de
son
intérêt,
le
droit
à
l’enfant
se
substitue
aux
droits de l’enfant.

Ces convictions sont partagées par les croyants
d’autres confessions, mais aussi par bien des hommes
de bonne volonté.

Nous ne pouvons pas rester inactifs, même si la tâche
parait
difficile.
Ne
craignons
pas
 :
« 
car
la
victoire au combat ne tient pas à l’importance de l’armée, mais à la force qui vient du Ciel »

. [2]A Je vous invite, fortifiés par
une prière fervente, en cohérence avec la réflexion
de la conférence épiscopale, à écrire à chacun de
vos parlementaires, et je vous engage à participer
aux manifestations prévues, si elles sont conformes
à vos convictions et donnent un gage de sérieux.

✠ Alain Castet
évêque de Luçon



- 1 ÉDITO DE Mgr CASTET

  • Homme et femme, Il les créa (Gn 1, 27)

- 2-3 OFFICIEL

- 5 QUAND JE DIS : JE CrOIS

  • Je crois en Dieu le Père

- 5/11/19 AGENDA DU DIOCÈSE

- 4/6-7 VIE DU DIOCÈSE

  • Des nouvelles du séminaire Saint-Jean
  • Journée de l’ACE :
    en club, découvrir et vivre la foi
  • Formation Saint Luc :
    « Revisiter le catéchisme de notre enfance »

- 8-9 VOUS L’AVEZ VÉCU

- 10-16 DOSSIER

  • Au cœur de l’assemblée plénière
    des évêques de France

- 17 EN ROUTE VERS
DIACONIA 2013

  • Diaconia au cœur des célébrations

- 18-21 VIE DE PAROISSE

  • Notre-Dame du Marillet

- 22-23 REGARD SUR L’ART

  • Vitrail de St Joseph,
    patron de la bonne mort

- 24-25 PAGES CULTURE

- 26-27 MÉDIAS

- 28 VIE SPIRITUELLE

  • Les clés de l’Évangile

- 29 ACTUALITÉS

- 30-31 BANDE DESSINÉE

  • Jehanne d’Arc, gagner la paix

- 32 TÉMOIN

  • Sœur Marie-des-Neiges :
    « Mon souhait le plus cher est que tous puissent
    être sauvés, en Lui éternellement »

- III PRIÈRE


[1Cardinal André Vingt-Trois, Discours d’ouverture de l’Assemblée
plénière de la Conférence des évêques de France, samedi 3 novembre
2012.

[2Premier livre des martyrs d’Israël, 3, 15.