Diocèse de Luçon

Accueil > Archives du site 2005-2012 > Editoriaux > Editoriaux 2008 d’église de Luçon > Edito n°14 du 9 juillet

Edito n°14 du 9 juillet

mardi 8 juillet 2008, par admin

En action de grâces

Au lendemain de l’ordination épiscopale, bien
des personnes ont été touchées par la force des
signes. Elles m’ont interrogé : « Pour vous, quels
ont été les plus marquants ? »
.

Avant de répondre à cette question, je
voudrais confier les deux sentiments qui m’ont
le plus habité tout au long de cette journée : en tout premier lieu,
celui d’une très grande confiance en Dieu qui agit dans la faiblesse
des hommes, mais aussi celui de vivre une grande continuité dans la
réponse à l’appel que le Seigneur m’a adressé, il y a bien des années.
En effet, recevoir la plénitude du sacerdoce n’efface pas l’engagement
premier, mais fait avancer le prêtre dans la disponibilité d’un don plus
total. Les paroles de l’évangile selon St Jean résonnent ici dans toute
leur force : « un autre nouera ta ceinture et il te conduira là où tu ne voulais
pas aller »
.

Au cœur de l’acte liturgique, je retiens deux signes parmi d’autres :
celui du peuple rassemblé et celui de l’évangéliaire porté sur la tête
de l’ordinand.

Le signe du peuple rassemblé manifeste tout à la fois une réalité et
l’urgence d’une tâche. Il montre aux yeux de tous l’Eglise convoquée
par le Christ dans la diversité des visages humains, mais il rappelle
également que sa Parole s’adresse à ceux et à celles qui ne l’ont pas
encore entendue. L’évêque apparaît comme garant de l’unité déjà
réalisée et comme celui qui est invité à rassembler « les enfants de Dieu
dispersés »
.

Le signe de l’Evangile rattache directement le ministère épiscopal
à la Parole vivante et à la prédication du Maître, véritable icône de
Dieu.
J’ai souhaité inscrire mes convictions spirituelles dans les armes et la
devise épiscopale.

La croix rouge sur fond argent figure le don de la vie jusqu’à la
mort et les quatre soleils d’or la lumière du ressuscité. En voici
l’interprétation : celui qui me suit jusqu’à la mort verra la lumière de
la Vie, ou encore, en reprenant ce verset de Jn 15 : « il n’y a pas de plus
grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime »
.

La devise : « Christus oriens », littéralement : Christ levant,
substitue le nom du Christ à celui du Soleil dans l’expression :
soleil levant, titulature impériale antique. Elle manifeste
qu’avec l’avènement du Sauveur, toute personne et toute
chose trouvent sens et consistance, comme au petit matin la
venue du soleil donne vie à la création. Le verbe « se lever »
fait également écho à celui qui, dans l’Ecriture, est utilisé
pour désigner la Résurrection, aube des temps nouveaux.

Permettez-moi enfin d’exprimer ma profonde reconnaissance à
tous ceux et celles qui ont contribué avec générosité, compétence
et inventivité à donner sens et beauté à cette journée. Je mesure
l’importance de leur engagement.

[vert]+ Alain CASTET
évêque de Luçon[/vert]