Diocèse de Luçon

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Edito n°17 du 1er octobre

vendredi 3 octobre 2008, par admin

[vert fonce]L’Église m’appelle. Comment répondre ?[/vert fonce]

Un grand nombre de chrétiens, appelés à exercer
telle ou telle responsabilité, s’interrogent légitimement
 : « En ai-je la capacité ? suis-je assez bien
formé ?... »

La réflexion menée par l’Eglise lorsqu’elle appelle
des ministres ordonnés peut nous apporter quelques lumières.

En ces jours, Dieu me donne la grâce de vivre quatre ordinations. Ce dimanche
28 septembre a eu lieu à la Roche-sur-Yon celle d’Olivier Bléneau, ordonné
diacre en vue du sacerdoce. Le dimanche 5 octobre, à Luçon, Bernard Boisseau,
Michel Giraud et Jean-Michel Robin seront ordonnés au diaconat permanent.

Au début de la célébration, l’évêque interroge ceux qui ont reçu la mission
de discerner : « Savez-vous s’ils ont les aptitudes requises ? ». Il ne s’agit
pas d’une simple vérification de compétences, mesurant le savoir-faire et le
sérieux de la formation accomplie. Cette question exprime un souci spirituel :
peuvent-ils vivre librement un engagement durable, quelle est la qualité de
leur union au Christ, leur capacité de vivre en communion avec d’autres, ontils
acquis ce sens de la responsabilité pastorale qui permet de porter avec
fidélité et constance un message reçu dans la foi, quel est leur sens de
l’Eglise, quelle est leur disponibilité pour la mission ?

1. Toute vocation procède d’un choix de Dieu. « Il choisit ceux qu’il lui
plut. »
(Marc 3/13) Ce choix est manifesté par un appel perçu par le baptisé
comme étonnant et bouleversant. Il retentit différemment chez les uns et les
autres par la médiation de l’Eglise, la force d’une expérience spirituelle ou
par la résonnance de rencontres significatives.

2. Cet appel doit être éprouvé. La réflexion et le travail intérieur ne parviennent
à maturité que dans la durée. L’enracinement dans la prière, le
conseil spirituel, la parole des proches, l’engagement ferme dans la communauté
contribuent au discernement. L’étude et la formation permettent une
meilleure structuration. Selon le service auquel la personne est appelée, les
aptitudes humaines doivent également être vérifiées.

3. Tout appel est confirmé par l’Église. Sa vérité ne se mesure pas simplement
à l’intensité d’un désir, même généreux. Une écoute des communautés
dans lesquelles il a retenti, les avis des personnes qui ont reçu la
mission du discernement permettent à l’évêque de se prononcer et d’appeler
au nom de l’Église.
Au jour de cet appel décisif, il importe que la personne concernée
demeure dans la paix, rejette toute peur et mette sa confiance en Dieu.
Dans la foi, elle recevra la grâce d’accomplir le ministère qui lui est confié
malgré ses faiblesses.

[vert fonce]+ Alain CASTET
évêque de luçon[/vert fonce]