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La crise de l’emploi à SKF et dans le sud Vendée - déclaration de la Mission Ouvrière du 25 juin 2009

jeudi 16 juillet 2009, par admin

Déclaration de la Mission Ouvrière (25 Juin 2009)

Le sud Vendée connaît une crise de l’emploi aussi massive que brutale, et nous voyons tous que ce n’est pas fini. L’annonce de la fermeture du site SVR-SKF est actuellement l’élément le plus manifeste du mitage du tissu économique local que nous sommes en train de vivre.

Les mouvements d’Action Catholique de la Mission Ouvrière (ACO, JOC, ACE...) veulent dire leur solidarité à ces centaines de salariés, et à leurs familles, qui sont touchés par ces graves événements. Ils concernent évidemment bien plus que les (trop nombreux) salariés qui sont en voie de perdre leur emploi sans perspective de reclassement, vu l’état de l’économie locale (et plus largement...) Les enfants en subiront les conséquences ; les jeunes perdent un peu plus espoir dans l’avenir qui leur est proposé, et des familles vont être fragilisées, financièrement, mais aussi dans le "mal vivre" qui va s’installer (chômage, emplois précaires, obligations de se déplacer pour l’un ou l’autre membre du couple parental...)

Chrétiens vivant au milieu de ce monde du travail en crise, nous ne pouvons invoquer la fatalité ou l’exigence des règles économiques comme seules causes à ces souffrances. L’homme et son travail ne sont pas que des valeurs économiques d’ajustement, et le droit pour chacun de pouvoir vivre de son travail paraissent bien loin des considérations intermondialisées qu’on nous oppose. [1]

Nous avons une pensée toute particulière pour les plus faibles de ce maillage économique, qui vont plus que d’autres encore subir les conséquences de ces décisions : les salariés de la sous- traitance, les précaires, les travailleurs handicapés qui sont très dépendants des grosses entreprises... [2]

Face à cette dure situation, outre le soutien aux salariés concernés aujourd’hui ou demain et aux organisations qu’ils se donnent pour défendre leur travail et la dignité de tous, nous voulons dire aux habitants de ce sud Vendée : comment allons nous, chacun, être solidaire de ces travailleurs et de leurs familles ? Comment allons-nous, par-delà ces drames, chercher et analyser les causes de ces dérèglements dans nos systèmes économiques, politiques, commerciaux ? Nous sommes tous appelés, croyants ou non, à nous impliquer, individuellement et collectivement, pour que l’espoir revive sur notre sud Vendée sinistré.

Contact : Maurice Chagneau 02 51 69 81 05

Notes

[1] Les décideurs, les responsables des entreprises, chargés de leur bon fonctionnement de leur progression, de leur rentabilité doivent avant toutes décisions ou mesures économiques, en mesurer les effets pervers pour l’homme.

[2] Lorsque l’on fait des cadeaux à ceux qui paient des impôts, on aggrave un peu plus la situation des petits, souvent marginalisés ou qui luttent pour résister à cette marginalisation. Il ne s’agit pas du partage des richesses, mais simplement d’une répartition équitable du produit du travail humain, en tenant compte des besoins des familles, de ceux qui ont des besoins et sont des consommateurs en puissance.